La table est dressée, la porte est ouverte 

Dans cette semaine mouvementée par les grèves, dans nos collèges et nos lycées, gardons malgré tout l’espérance. La visite de notre pape Léon XIV en France nous a rappelé que, même dans les moments difficiles et au cœur de nos incertitudes, le Seigneur ne cesse de nous accompagner.

Elle résonne comme un véritable appel à raviver notre foi et notre espérance, et à être, à notre tour, des témoins de paix, de fraternité et d’amour.

Que cette lumière nous aide à avancer avec confiance et à ne jamais perdre l’espoir. Cette invitation à l’espérance trouve un écho tout particulier dans l’Évangile de ce dimanche en St Mathieu (22,1-14). 

Sur les chemins de nos vies, Dieu nous rejoint là où nous sommes et nous redit : « Venez à la noce ».

Jésus nous propose une parabole qui nous parle. Un roi prépare le festin de noces de son fils. Tout est prêt : table dressée, bougies allumées, pain rompu, fleurs blanches. Il envoie chercher les invités. Personne ne vient. Un champ à voir, une affaire à régler, une fatigue à respecter. Nous ne refusons pas Dieu par méchanceté, souvent par encombrement.

Alors le roi ne ferme pas la salle. Il l’ouvre plus grand. « Allez aux croisées des chemins, invitez tous ceux que vous trouverez. » C’est le cœur de l’Évangile de ce dimanche. L’invitation n’est pas pour les parfaits, mais pour les gens du carrefour, les bons et les mauvais, les croyants de toujours et ceux qui passent devant l’église par hasard. Ce dimanche, nous sommes là, non parce que nous l’avons mérité, mais parce que nous avons été invités.

Puis vient le détail qui dérange : un homme sans vêtement de noces. Au temps de Jésus, ce vêtement était offert à l’entrée par le maître de maison. Le refuser, c’était refuser sa joie. Pour nous, ce vêtement blanc, c’est celui du baptême. « Vous avez revêtu le Christ », dit saint Paul. Il est tissé de douceur, de pardon, de charité concrète. On ne vient pas à la noce comme on va au marché. On se laisse transformer intérieurement.

« Beaucoup d’appelés, peu d’élus » ne veut pas dire que Dieu en choisit peu. Il appelle largement, mais attend une réponse libre et fidèle. L’amour est offert à tous, il demande à être revêtu au quotidien.

Ce dimanche, l’image est simple : la porte est grande ouverte, la table brille déjà de mille bougies, le vêtement neuf nous attend. L’eucharistie est déjà l’avant-goût de cette noce éternelle.

Tout est prêt. Il ne manque que notre oui : « Venez à la noce. »

Yannick VERDIER Membre du CPP de Bonne Nouvelle