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« Tous acclameront sa justice »

« Tous acclameront sa justice »

 

En ce dimanche, la Parole de Dieu nous invite à chercher le Seigneur et à nous tourner vers lui avec confiance. Par la voix du prophète Isaïe, nous entendons que les chemins de Dieu ne sont pas toujours les nôtres et que ses pensées dépassent souvent nos raisonnements. Il peut nous arriver de trouver Dieu silencieux ou de ne pas comprendre ce qu’il permet dans nos vies. Pourtant, il n’est jamais loin de nous. Il vient à notre rencontre, il nous appelle et il nous accueille tels que nous sommes, avec nos joies, nos inquiétudes, nos attentes et nos fragilités.

Le psaume prolonge cette invitation en nous rappelant que le Seigneur est proche de chacun de ses enfants et que sa bonté s’étend sur tous. Son amour ne se limite pas à ceux qui le connaissent déjà ou qui semblent les plus fidèles. Dieu regarde chaque personne avec tendresse et ne fait aucune différence entre ses enfants.

Cette proximité de Dieu nous conduit naturellement à la deuxième lecture, où saint Paul nous partage quelque chose de très profond de sa foi. Pour lui, le Christ n’est pas une idée, un souvenir ou une simple référence religieuse : il est au cœur même de sa vie. Sa présence donne un sens nouveau à tout ce qu’il vit, jusque dans les difficultés, les incertitudes et les épreuves. Paul nous rappelle ainsi que croire ne signifie pas que tout devient facile, mais que nous ne sommes jamais seuls pour avancer.

C’est dans cette perspective que l’Évangile nous révèle un Dieu dont la manière d’aimer dépasse nos calculs et nos raisonnements. Dans la parabole des ouvriers de la vigne, chacun reçoit ce dont il a besoin, quelle que soit l’heure à laquelle il est arrivé. Le maître ne mesure pas son amour comme nous sommes parfois tentés de le faire. Nous comparons facilement les mérites, les efforts, l’ancienneté ou la fidélité des uns et des autres. Ces comparaisons peuvent même s’introduire dans notre manière de vivre notre foi : nous pouvons nous demander qui mérite davantage, qui a fait le plus ou qui est arrivé le premier. Mais Jésus nous invite à changer de regard. L’amour de Dieu n’est pas une récompense que nous devons gagner ; il est un don, une grâce offerte largement et sans cesse renouvelée.

Peut-être nous reconnaissons-nous parfois dans les ouvriers de la première heure, tentés de regarder ce que les autres reçoivent. Peut-être sommes-nous aussi ceux de la dernière heure, qui ont besoin d’entendre que Dieu les attend encore et qu’il y a toujours une place pour eux dans sa maison.

Yannick VERDIER
Membre du CCP de Bonne Nouvelle